Succession d'entreprise dans les PME : voici les 5 plus grosses erreurs !

Selon une étude de Bisnode D&B, plus de 75 000 PME ont un problème de gestion de la continuité. Les PME constituent l’épine dorsale de l’économie suisse et représentent 99,8 % du nombre total d’entreprises suisses. L’avenir de chaque entreprise dépend dans une large mesure de la réussite de la planification de la succession. Selon des études, une PME suisse sur cinq cherchera un successeur dans les cinq prochaines années. Si l’on convertit ce chiffre en emplois affectés par un changement de propriétaire, on arrive à un chiffre considérable de 500 000 emplois. Cela correspond à plus de 10 % de la main-d’œuvre en Suisse.

La planification de la succession est donc une responsabilité extrêmement importante pour les PME suisses. Un changement de génération dans les petites et moyennes entreprises est une tâche qui ne doit pas être sous-estimée. Si un entrepreneur veut prendre sa retraite à 65 ans, comme prévu, il doit commencer à planifier sa succession au plus tard 5 ans avant. S’il ne parvient pas à initier une succession à temps, le pire scénario pourrait être la liquidation de l’entreprise. Les emplois existants, le savoir-faire, le capital et, sans oublier les recettes fiscales, seront perdus. C’est pourquoi les conseils et le soutien apportés à un stade précoce aux entreprises confrontées à une succession sont d’une importance capitale.

Selon les données les plus récentes de Bisnode, datant de 2020, le problème de la succession est particulièrement préoccupant chez les entreprises individuelles, où 20,5 % des entreprises n’ont pas encore réglé leur succession. La proportion de successions non-réglées est de 12,9 % pour les sociétés anonymes et de 7,7 % pour les sociétés à responsabilité limitée.

La situation semble meilleure pour les entreprises moyennes de 50 à 249 employés, où la proportion de successions non-réglées ne représente que 6,2%.

En Suisse, environ 30 % des entreprises ne peuvent être transmises à la génération suivante, notamment parce que le propriétaire ne s’occupe pas de son successeur ou le fait trop tard. Cela entraîne une perte de savoir-faire, d’emplois et de recettes fiscales.

Grâce à une approche proactive, les entrepreneurs plus âgés peuvent être soutenus à un stade précoce et de manière proactive par des conseillers en succession. Cela est particulièrement utile si les propriétaires des entreprises concernées ne sont pas encore suffisamment conscients du problème ou ne sont pas encore prêts à se défaire de l’œuvre de leur vie.

Voici les erreurs que les propriétaires de PME doivent éviter en matière de succession d’entreprise.

1. Aborder la succession d’entreprise trop tard :

Une planification idéale de la succession nécessite suffisamment de temps. La planification de la succession de l’entreprise commence idéalement trois à cinq ans à l’avance, lorsque le propriétaire de l’entreprise est encore loin de penser à la retraite. En effet, la succession d’une entreprise n’est pas seulement importante pour l’avenir de l’entreprise, mais, selon le type de succession, elle affecte également la capacité d’investissement du moment.

2. Laisser passer un potentiel inutilisé :

Le changement de génération au pouvoir ouvre également de nombreuses opportunités pour les PME. En particulier, les grandes étapes du changement, par exemple dans le domaine de la numérisation, peuvent être abordées avec un nouvel élan sous une nouvelle direction.

Cependant, malgré les structures flexibles et les hiérarchies horizontales des PME qui sont avantageuses pour l’innovation, l’expérience montre que le potentiel reste souvent inexploité.

3. Vouloir gérer soi-même le changement :

La transformation vers l’entreprise du futur ne peut se faire que par la collaboration. Les successeurs externes veulent souvent mettre en œuvre des changements dans l’entreprise trop rapidement. Ils oublient souvent qu’il est important que les employés participent aux étapes du changement. En tant que nouveau propriétaire, il est conseillé de prendre le temps d’arriver dans l’entreprise et de se familiariser avec le climat de l’entreprise. Il est ainsi plus facile de déterminer dans quels domaines la sensibilité des employés au changement est particulièrement élevée.

Une étude de la Commerzbank montre que les PME bénéficient d’une gestion hétérogène avec une structure d’âge mixte et des anciennetés différentes. Les jeunes successeurs et les cadres de moins de 40 ans font avancer les projets entrepreneuriaux pour l’avenir et dégagent une sorte de mentalité de fondateur dans l’entreprise.

4. Sous-estimer le besoin de conseils et de financement :

Le degré de conseil et de financement requis augmente avec la complexité de la situation de passation. Afin de façonner le changement de manière ciblée, il est conseillé de faire appel aux connaissances de spécialistes expérimentés en matière de succession. Il est souvent utile de faire appel à l’expertise complémentaire de conseillers fiscaux, d’avocats ou de spécialistes des fusions et acquisitions.

5. Ne considérer que le financement classique

Dans le cas d’un changement de propriétaire, il faut également veiller à choisir une solution de financement adaptée au mode de transmission.  Outre les fonds propres réels des nouveaux propriétaires ou les prêts bancaires classiques, il existe des solutions de financement alternatives telles que l’affacturage ou les prêts subventionnés par l’État qui peuvent avoir un effet positif sur la charge d’intérêts.

En outre, il convient de veiller tout particulièrement à ce que des liquidités suffisantes soient disponibles pour le réalignement stratégique prévu de la PME.

A propos de l’étude

Pour l’étude “Succession PME 2020”, Bisnode D&B Switzerland AG a analysé plus de 570 000 petites et moyennes entreprises (jusqu’à un maximum de 249 employés) en Suisse.

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